Les Chroniques du Chasseur (1)

GENESE DU CHASSEUR

 viva la muerta ultima !
Octobre 2008 / Octobre 1964.

Une nouvelle âme damnée s’éveille au monde de Hordes. Elle porte le nom d’OlafBataf, elle seule sait pourquoi.
Elle n’a qu’un but: survivre. Mais se rend compte que c’est impossible. Alors, elle sera la Dernière.
Olaf Mc Bataf – Il ne peut en rester qu’un.
Nous sommes en V1, l’assimilation de Twinpedia est rapide, les conseils d’un joueur (à peine) plus expérimenté que moi utiles, je décide de me jeter en solo dans le grand bain avant de trainer mes guêtres avec mon camarade.

A cette époque, dans ce monde peuplé d’âmes neuves et candides, vaincre 39 adversaires au “je te tiens tu me tiens” était relativement facile, et le titre suprême accessible sans limitation de durée de ville (3 misérables jours…). Je la qualifierai d’adolescence du Chasseur, celle où sans être d’une rigueur extrême dans l’élaboration de son plan, on avait sa chance, parfois juste de la chance.
Ouverture de porte malicieuse, fermeture capricieuse, nez creux sur l’attaque non prévisible faute de tour de guet, et la plupart des concurrents, voire tous, étaient éliminés.
Tandis que d’autres rêvaient de frags, de projets insensés, s’inquiétaient de l’eau, le rôdeur avide que j’étais guettait l’opportunité d’être le Dernier, quel qu’en soit le prix.

A l’époque, c’était pas cher: 4 MU en solitaire, ni ban, ni pendaison. L’Age d’Or du Chasseur.
Presque trop facile.
 viva la muerta ultima !

Article posté par OlafBataf, le 29 août 2010.

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Camping, stationnement limité.

J1- seule, pas d’amélioration, tombe
J2- avec un terrorisé, idem
J3- 5 pa d’amélioration pour moi, aucun pour l’autre, tombes
J4- pas d’amélioration, 1 OD chacun, tombes
J5- seule, 1 OD, seulement cachée
J6- 2 OD, 2 pa d’améliorations, tombe
J7- 2 OD, pas d’améliorations possibles, je plafonne à ” chances très faible… en contemplant les 10 OD à mes pieds, nourritures, gourdes, et le plus inepte message de toute l’histoire hordienne:

Impossible d’améliorer davantage la zone, vous avez fait de votre mieux

***

Ça m’a suffisamment chauffé l’humeur pour que j’ouvre un topic sur le forum monde:

“Je termine un camping dans un état de frustration totale. J’ai du ruser pas mal pour accumuler sur ma tranchée le nécessaire à ma survie (OD, flottes, bouffes…) et lis le message limitatif avec l’exaspération au maximum tant il casse l’ambiance!

Hordes n’a pas grand chose à voir avec les froids ajustements du GP ; c’est un jeu où on lutte pour sa survie, à plusieurs et/ou seul. Il serait cohérent de pouvoir se battre jusqu’au bout…mais non! Le système a été si mal conçu qu’on a été obligé de le rafistoler de cette grosse ficelle pour le limiter.

Si le camping doit durer moins longtemps, qu’il soit plus difficile, que 30 ou 40 pa soient nécessaires pour passer de “cyanure ” à “très faible”, que le pourcentage d’amélioration des OD diminue de moitié chaque jour, pour ne donner que ces exemples.

Bref, je suis bien certaine qu’il y a de nombreux moyens d’habiller le dispositif de limitation d’un ensemble de contraintes plus en rapport avec l’esprit du jeu que ce message qui vient là comme des cheveux dans la soupe, et la rend carrément immangeable . “

Puis, deux jours plus tard, j’insiste malgré le peu de réponses ( cette fin d’été sonne “mou” et n’est guère favorable aux râleries- il est temps que la rentrée arrive ^^ ) :

“Encore une fois, je ne le souhaite ni plus long, ni plus facile, mais plus vrai, plus flippant aussi tant dans sa préparation que dans ses conséquences.J’ai évoqué la possibilité de pouvoir utiliser les ressources rassemblées jusqu’au bout.
Mais je trouverais normal également que les nuits dans le désert puissent  causer des dégâts intermédiaires aux campeurs : terreur ou blessure.”

***

J’ai adoré prendre soin de Pilhoufass,  terrorisé, que j’avais réussi à entraîner pour un camping de la mort afin de laisser la ville à Olaf,  en déprime à cause des MU manquées par mes excès de zèle.

J’ai été déçue le troisième jour, de le voir à mes pieds sous forme de rôti prêt à cuire…il faut dire qu’avec les provisions accumulées, j’avais de quoi faire la fine bouche !

J’ai adoré poursuivre mes fouilles, aller-retours en ville, tueries diverses aux alentours, et voir cette tranchée devenir chaque jour plus accueillante et mieux équipée.

J’ai adoré feuilleter les pages du forum de la ville, en me réjouissant qu’amis ou ennemis, les auteurs de ces mots n’étaient plus là pour m’emmerder .

J’ai adoré regarder le sable couler entre mes doigts, sentir la fraîcheur du soir qui tombe…c’est bien cela ? ce qu’on regrette le plus dans ses derniers instants ?

Et puis après ?  …  je repars vers les autres .

Article posté par clicboum, le 22 août 2010.

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Je suis cartographe

Je suis cartographe
Bonjour,
je m’appelle R. et je suis cartographe.

A mon arrivée en ville, je sais déjà qu’une demie heure , une heure au maximum, me sépare de mon terminus. Je suis là pour découvrir une carte et faire un état des lieux aussi précis que possible, fonction du matériel disponible, et de la chance.

A mes débuts, je prenais le travail qui se présentait sur une liste de 3 ou 4 villes déjà presque constituées. Mais pour en avoir cartographié dans des conditions matérielles lamentables, j’ai décidé d’être un peu plus exigeante : avant de partir, je jette un coup d’œil sur la carte de la ville qui s’affiche, à peine ébauchée, et m’assure que je trouverai en banque les outils nécessaires à mon travail.

Les meilleures outils de l’éclaireur sont les drogues et alcools, les leurres et les pansements en cas de coup dur, et bien sûr quand on a de la place dans le sac, la balise. Une seule fois, j’ai trouvé en banque un sac qui m’a permis de partir plus à l’aise…

Je commence par repérer sur la carte les passages déjà effectués : même s’ils n’ont pas été recensés, leur teinte particulière montre dans certaines zones un regain d’activité chez la population zombie ( il est bien connu que les bâtiments les attirent, ils apprécient ces vestiges des lieux où ils vécurent autrefois ).
Puis je pars, sachant que mon tracé initial se déformera au gré de mes rencontres, et se terminera dans le noir absolu de la dernière case. Ma plus grande joie alors est d’actionner la balise, quand j’en ai une, de voir s’éclairer toutes les cases qui m’entourent et de finir au sein d’un cocon soigneusement cartographié.

Les imprévus dans le camouflage sont assez rares; pourtant, la carte explorée hier s’est ri des statistiques: j’ai été repérée trois fois de suite sur les 3 bâtiments que j’ai découverts. Sans trousse de secours, j’ai du abréger avec une sale blessure. Au cours des missions les plus réussies, j’ai pu placer sur la carte 6, 7, parfois 8 bâtiments.
Par deux fois la population locale m’aura mise au ban de leur communauté…sans comprendre que précisément, je m’en étais définitivement écartée. Je les laisse à leurs rêves et leurs cauchemars. Je suis cartographe.

Pourtant, je me souviens que dans l’une de ces villes, j’ai dérogé à la règle et suis restée 30 jours. J’ai vu passer l’appât d’un message accueillant, emballé serré dans du barbelé. Y mordant à pleines dents, j’ai voulu y croire… et j’ai soigneusement reporté sur mon carnet les pièces du grand échafaudage humain.
Au souvenir de mes compte-rendus quasi quotidiens, je suis encore étonnée de n’avoir pas été bannie de cette société.

Il y a des mois de cela.

Désormais je ne m’arrête plus. J’ai parfois été tentée de prolonger l’exploration sur deux ou trois jours avec un ou deux campements pour reprendre quelques forces, mais j’ai toujours préféré quitter avant que l’esprit du lieu ne commence à s’infiltrer.

Cartographier est l’action la plus simple qui soit. Pas de vaines conjectures: je vois, je note,

…et je repars dans le désert, seul mystère inaliénable.

Article posté par clicboum, le 14 août 2010.

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